Les mains dans la terre ...

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Agriculture et accès à la terre

De l’agriculture conventionnelle


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Aujourd’hui, un agriculteur dit "conventionnel" ne peut s’en sortir financièrement s’il ne dispose pas d’une vaste terre agricole, d’un tracteur puissant, d’un ensemble de machines-outils spécialisées dans les types de culture qu’il a, de semences F1 (chaque année), d’engrais différents selon ce qu’il cultive ... Tout cela demande un investissement considérable.

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La grande majorité des agriculteurs sont gravement endettés et ne disposent pas de revenus dignes pour leur activité, bien qu’elle soit essentielle.

 

L’exemple des laitiers forcés de vendre à perte l’illustre bien.

 
 

Le recours aux aides, subsides et primes nationales et européennes est devenu pour eux une question de survie, afin de parvenir à une rentabilité suffisante. En plus de ces difficultés, ils doivent aussi se soumettre aux lois de la finance et des marchés qui exigent toujours plus de quantité, de meilleure qualité et pour un prix toujours plus bas.

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En plus de cela, l’image de l’agriculture conventionnelle est dénigrée par l’opinion publique à cause de l’usage d’herbicides, de fongicides, de pesticides ...

Les agriculteurs, dans cette course en avant, sont souvent emprisonnés dans ces pratiques et cette obligation de rentabilité et ce parce qu’ils sont endettés.

 

Cette course entraîne des conséquences graves sur la fertilité des sols : perte de matière organique, diminution de la couche de terre cultivable, érosion ... tout ça converge vers un appauvrissement des sols et une désertification.

 

Ce système économique impose aux agriculteurs de faire toujours plus d’économie d’échelle, les obligeant à s’agrandir... ou à disparaître. Ceci explique en grosse partie la disparition des petites fermes au profit de grosses exploitations.

Le nombre d’agriculteurs et de paysans acculés par les dettes a atteint des records poussant à un nombre impressionnant de suicides dans le secteur. Il est désespérant d’assister aux suicides massifs de ceux qui avaient la vocation de nous nourrir.

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La disparition massive des paysans semble continuer sans fin, et cela dure depuis environ un siècle. Les villes, elles, n’ont fait que s’étendre et s’étaler sur des espaces (très souvent) fertiles, au détriment des agriculteurs et de la surface cultivable. Ces champs devraient être conservés afin de nourrir les populations.

 

De l’accès à la terre


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Aujourd’hui, l’installation de nouveaux paysans et agriculteurs implique une difficulté énorme : l’accès à la terre !

 
 

Selon la zone géographique choisie en Belgique, le prix d’un terrain d’un hectare de terre agricole varie entre 12 000 € et 50 000€. La plupart des personnes n’ont pas un capital suffisant pour y accéder facilement. Comme nous l’avons vu précédemment, les agriculteurs conventionnels lorgnent toujours sur la terre du voisin afin de pouvoir s’agrandir, rendant cet accès encore plus compliqué.

Andartha a pour vocation d’acheter des terres agricoles et de les mettre à disposition de personnes ou de porteurs de projets.

Le fait que la fondation possède la terre et la mette à disposition permet :
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- De réduire les frais d’installation des personnes et des porteurs de projets.
- De faciliter l’installation et la création d’emploi dans le domaine agricole et artisanal.
- De sortir de cet impératif de rentabilité pour les jeunes agriculteurs et porteurs de projet.
- D’empêcher l’endettement des personnes et des porteurs de projets sur l’achat de la terre.
- À une personne ou à un groupe de personnes d’utiliser une parcelle de terre pour un projet d’autonomie alimentaire, sans devoir l’acheter.
- De sortir cette terre de la spéculation foncière et immobilière.
- De garder la continuité dans le temps des projets sur le long terme et d’en préserver la vocation agricole ou écologique du terrain.
- De garder l’aspect agricole d’une terre face à l’urbanisation croissante et à l’étalement des villes pour pouvoir, dans la durée continuer à nourrir les personnes.

Enfin cela permet à Andartha d’être un acteur dans la promotion, le développement et le soutien du modèle d’agriculture paysanne et biologique à petite échelle, expliqué ci-dessous.

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La fondation : un autre modèle agricole ?


Des pratiques, des techniques et tout un savoir-faire existent. Ils permettent d’aboutir à des systèmes de cultures de type "paysan" très productifs, résistants et ayant peu d’incidences pour l’environnement.

Ces pratiques sont regroupées dans des domaines comme la permaculture, l’agroécologie, ... Celles-ci proposent des alternatives viables et efficaces par rapport à l’agriculture conventionnelle. Ces méthodes donnent des résultats qui ne sont pas négligeables et sont basées sur la logique et l’observation.

 

De telles pratiques insistent sur l’idée de connaître les spécificités de son environnement direct et indirect, et principalement sa terre. Il s’agit de l’observer, d’y mettre les mains, de connaître ses forces et ses faiblesses, de savoir quelles sont les espèces qui l’habitent ... Ces pratiques demandent une autre approche agricole et globale qui requièrent des connaissances diverses, vastes et variées. Mais qui sont accessibles.

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En outre, ces pratiques agricoles alternatives insistent sur la mise en place de haies   naturelles, d’arbres, de bosquets, de mares et d’étangs.

Ces systèmes tendent à reproduire un milieu favorable aux cycles de la nature afin d’assurer un système agricole productif.

Les paysans appliquant de telles pratiques embellissent instinctivement le paysage. Ils contribuent au maintien de la biodiversité et à la préservation de leur environnement.

Nous avons comme perspective une agriculture locale composée de fermes à petite échelle. Des fermes qui appliquent des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et dont les possibilités de développement sont soutenables.

En réduisant l’échelle de la ferme, il n’y a plus cette nécessité d’investir et de s’endetter autant. On réduit les charges, les frais et l’amortissement liés aux machines, aux dépenses en engrais et en pesticides chimiques. En appliquant des pratiques agricoles biologiques, on augmente la fertilité des sols, donc la production. En privilégiant la vente directe par les circuits courts, on vend à un prix “plus juste” pour l’agriculteur qu’en passant par des intermédiaires et des grossistes.

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De plus, ce modèle que nous défendons permettrait :

- De redynamiser les campagnes.
- D’étendre les réseaux humains.
- De mettre en commun de façon efficace le matériel et les forces humaines.
- De créer des circuits de distribution directe.
- De renforcer la proximité entre le producteur et le consom’acteur et, par conséquent, la confiance mutuelle.

Dans l’ensemble, ce modèle aurait comme bénéfice de recréer du lien social.

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Par ailleurs, nous privilégions aussi les systèmes en polyculture  . Ceux-ci donnent une production variée faites de plusieurs aliments, afin de répondre directement aux besoins locaux.

En conclusion, avec tous ces éléments combinés, on arrive à un modèle agricole viable et soutenable. Tout en permettant à l’agriculteur de vivre décemment.

 

De l’autonomie et de l’emploi


Néanmoins, nous pensons aussi que chacun devrait avoir la possibilité d’accéder à la nourriture ou de la produire par lui-même. Nous privilégions une nourriture abondante, facilement accessible et de qualité. Cette vision permet de ne pas recourir systématiquement aux importations et exportations. Par conséquent, nos sociétés humaines deviendront moins dépendantes et plus résilientes.

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Enfin, le point essentiel du modèle défendu par Andartha, c’est qu’il offre de nombreuses possibilités d’emplois.

Actuellement, une surface agricole de 50 hectares permet l’activité professionnelle d’un seul agriculteur conventionnel. En prenant en compte notre modèle, cette même surface pourrait en accueillir au moins 50 dans un mode agricole biologique à petite échelle.

Cela offre de nouvelles opportunités et d’autres ouvertures dans le contexte de troubles que connaissent nos sociétés.

Il est temps de remettre les mains dans la terre !


Je soutiens !